Introduction

Introduction
Bienvenue à tous,

Suite à des problèmes techniques sur mon blog, tout son contenu s'est effacé, veuillez m'en excusez.

De mon avis, c'est aussi l'occasion de réactualiser le contenu, car je n'y suis pas retourné récemment.


N'hésitez pas à me faire part de vos suggestions vis à vis du contenu, des erreurs éventuel que je pourrais omettre, et surtout n'hésitez pas à me parler de vos concerts à venir, et de tout évènement qui est à même d' intéresser nos amis tubistes et trombonistes.

Merci à vous!!
# Posté le jeudi 19 février 2009 14:57

Saxhorn : définition.

Saxhorn : définition.
Le saxhorn trouve ses origines :

- soit avec le «tuba» construit par Gottfried MORITZ, sur les données de WIEPRECHT, directeur général des musiques militaires de Prusse vers 1835. L'instrument de WIEPRECHT adopte la forme du «basson Russe», du «cor basse Anglais» et de l'ophicléide. Il était munit de trois pompes berlinoises à la main droite et de deux barillets à la main gauche.

- soit avec le tuba de W. SCHUSTER qui à Karlsruhe fabrique un tuba à trois barillets entre 1830 et 1835. De petite taille, le tuba de SCHUSTER faisait penser par sa silhouette étroite et allongée, à une facture issue de l'évolution de l'ophicléide.

Antoine Joseph SAX, dit Adolphe SAX (1814-1894), partit de l'un de ces deux ancêtres, voire même des deux, pour créer sa famille des Saxhorns. SAX conduisait ses recherches au niveau acoustique et démontra que le timbre était déterminé, non pas par la nature du matériau, mais par les proportions données à la «colonne d'air». En 1843, il présente un brevet pour son «nouveau système chromatique». Le mot Saxhorn apparaît pour la première fois en 1844 dans la bouche d'artistes musiciens, qui venaient de découvrir un bugle, auquel SAX avait apporté une modification. Cette modification était en fait une coulisse mobile à ressort qui permettait d'exécuter des sons glissés, et supprimait les courbes et angles trop heurtés dans les tons de rechange, sans modifier la sonorité première de l'instrument. Toujours en 1844, pendant l'exposition des produits de l'industrie française à Paris (du 1 Mai au 30 Juin, au grand carré des Champs-Elysées). SAX présente pour la première fois des saxhorns (qu'il appelait toujours Bugles). Ce n'est qu'en 1845 qu'Adolphe SAX utilisera ce nom, dans le but de regrouper ces instruments en une famille homogène. Chaque instrument utilisait les mêmes doigtés pour toute l'étendue de la famille.

Les saxhorns adoptaient une forme verticale, plus pratique pour les musiciens de la cavalerie qui maintenaient leur instrument avec le bras gauche contre le corps. Dès lors, Sax ne cessa de les perfectionner. En 1851, à l'exposition Universelle de Londres au Crystal Palace (du 1 Mai au 11 Octobre), SAX présenta onze saxhorns. Certains avaient trois pistons, d'autres quatre ou encore cinq.

Il y présenta un «saxhorn à quatre cylindres et compensateur». Mais aussi trois saxhorns alto, contralto et soprano à quatre cylindres.

WAGNER, qui soutenait SAX depuis le début, lui demande en 1876 de créer un nouvel instrument entre le cor et le saxhorn : SAX lui donnera le nom de tuba wagnérien.

Les saxhorns évoluent jusqu'à nos jours où il en reste sept:

- le bugle mi b (soprano), qui reprit la forme horizontale des trompettes et cornets.
- le bugle si b (contralto), qui lui aussi a repris la forme horizontale.
- l'alto mi b
- le saxhorn baryton (baryton)
- le saxhorn basse si b (saxhorn)
- le saxhorn contrebasse en mi b (tuba basse mi b)
- le saxhorn contrebasse en si b (tuba contrebasse)
- le contre-tuba en ut
-le contre-tuba en fa
Seul le saxhorn basse a gardé son appellation d'origine, et pour des raisons de simplicité, on l'appelle désormais SAXHORN.

Quelques liens importants pour tout ce qui touche nos instruments de la famille du saxhorn:
www.saxhorneuphonium.free.fr
# Posté le jeudi 19 février 2009 15:15
Modifié le dimanche 24 mai 2009 14:06

Bugle mib ou saxhorn soprano: définition

Bugle mib ou saxhorn soprano: définition
Le bugle (en anglais "flugelhorn" - attention le mot anglais «bugle» est un "faux ami", il désigne un clairon) est un instrument de musique à vent de la famille des saxhorns, sous-famille des cuivres inventée par Adolphe Sax.
Le modèle courant est celui en Sib. Il a théoriquement le même registre que la trompette en Sib, demande l'application des mêmes doigtés mais son tube conique (caractéristique des saxhorns) rend l'accès au registre aigu difficile.
Par contre cette conicité lui donne une réponse rapide et surtout un son très doux et très "rond". On retrouve cet instrument dans les brass-bands, harmonies, fanfares où il est utilisé pour ses qualités sonores dans le grave et le médium. Parfois, mais aujourd'hui de plus en plus rarement, un "petit bugle" en mib est utilisé pour des parties aiguës.
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# Posté le vendredi 20 février 2009 04:43
Modifié le vendredi 20 février 2009 05:44

Bugle Si b ou saxhorn contralto: définition

Bugle Si b ou saxhorn contralto: définition
Alors que le cornet est de moins en moins utilisé, le bugle conserve une clientèle fidèle, tant parmi les jazzmen que dans les harmonies et fanfares. Contrairement au cornet qui est souvent l'instrument de début des très jeunes élèves, le bugle est plutôt le résultat d'un choix réfléchi chez un trompettiste professionnel ou amateur averti

Caractéristiques.
Le bugle ("Flugelhorn" en anglais ou en allemand ; en anglais, "bugle" désigne un clairon) est un instrument de la famille des saxhorns, en Si bémol, jamais en Ut. La principale différence entre le bugle et la trompette est sa perce conique sur toute la longueur de la colonne d'air (sauf les coulisses des pistons) et le fait que les pistons sont placés près de l'embouchure. Il en résulte une réponse facile et rapide, favorisée en outre par une colonne d'air directe, et un son très doux, jamais cuivré. Dans les arrangements pour harmonie et fanfares, le bugle joue en général comme la clarinette, profitant de sa vélocité et de sa sonorité non agressive, mais c'est surtout dans le jazz que le bugle trouve un rôle de soliste.
Ayant une partie conique sur la majeure partie de sa longueur, le bugle ne peut jouer aussi haut que la trompette dans l'extrême aigu car les pics d'impédance disparaissent pratiquement au dessus du Ré6 ("Mi" écrit au dessus du "contre ut"). En effet, le pavillon ne peut réfléchir une vibration dont la demi-longueur d'onde est du même ordre de grandeur que son diamètre, et par conséquent il ne peut y avoir d'onde stationnaire au dessus d'une certaine fréquence. Mais ce n'est pas la vocation du bugle car c'est dans le grave et le médium qu'il déploie ses qualités sonores. Dans les fanfares, les parties les plus aiguës sont donc jouées par le "petit bugle" en Mi bémol.

Pour plus d'informations voici quelques liens:
www.la.trompette.free.fr/bugle.htm
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# Posté le vendredi 20 février 2009 04:54
Modifié le vendredi 20 février 2009 05:43

Saxhorn alto mi b ou alto mib: définition.

Saxhorn alto mi b ou alto mib: définition.
L'alto est un instrument au son peu travaillé. Souvent assimillé au cor d'harmonie (jouant plutôt en orchestre synphonique et harmonique) ces instruments sont pourtant opposé en de très nombreux points.
Tout d'abord le cor est utilisé depuis les années post-romantique comme instrument soliste, le son a était extrèmement affiné depuis ces nombreuses années, l'alto au contraire à vu le jour avec les Brass-Band est reste un instrument d'orchestre.
Le cor est aussi un instrument à palette à la main gauche, l'alto est un instrument à piston à la main droite, ce qui donne d'ailleur à l'alto un avantage dans les traits rapide (certains traits des partitions de Brass-Band étant casiment impossible à passer au cor).
Même les testitures sont assez différente, le cor ayant plus de 1octave1/2 de plus que l'alto dans le grave (Do pédal au cor, Fa# grave à l'alto) (sans la prise en compte des notes pédal de l'alto car la plupart des notes graves n'éxistant pas)), alors que l'alto monte bien plus simplement dans l'aïgu (Do sur-aïgu).

L'alto est un instrument d'orchestre important au sein du Brass-Band, il reste toujours à cet instrument à faire c'est preuve en soliste.
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# Posté le vendredi 20 février 2009 05:35

Le saxhorn baryton: définition

Le saxhorn baryton: définition
Le Baryton:

Le baryton est un instrument très proche de l'euphonium, au son moins large, plus réche et à la testiture plus réduite. Le baryton est un peu à l'euphonium ce qu'est le cornet à la trompette, il est plus un instrument d'orchestre (jouant dans les Brass-Band des parties assez proche des euphoniums les barytons s'en sépares lorsque ceux-ci jouent des parties solo).
Notez juste que le baryton ressemble plus à un gros alto, avec plus de tuyaux qu'à un euphonium.
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# Posté le vendredi 20 février 2009 06:06
Modifié le vendredi 20 février 2009 06:33

Le saxhorn basse: définition.

Le saxhorn basse: définition.
Le saxhorn basse est construit au même diapason que le baryton, mais avec un tuyau plus large, et pouvant descendre jusqu'à la fondamentale. Il a la même tessiture que l'euphonium, mais possède un son plus clair dans les graves, dû à la perce conique de la partie située avant le premier piston (seule différence véritable avec l'euphonium, dont il se distingue visuellement dans les modèles actuels par le fait que le tube, en dehors du pavillon, est entièrement situé en dessous des pistons).
# Posté le vendredi 20 février 2009 06:22

Le forum qui s'adresse aux gros cuivres

Le forum qui s'adresse aux gros cuivres
Voici le forum des tubistes en général , il s'adresse aussi à nos amis "autres cuivres", trompette basse, clairon, trompette, trombone, trombone basse, cor, saxhorns, tubas,etc...


http://groscuivres.zikforum.com/

et puis il y a également le forum du site de l' ASET (association saxhorn euphonium tuba)
# Posté le lundi 23 février 2009 14:35
Modifié le lundi 23 février 2009 15:22

Les saxhorns contrebasses sib et mib, plus couramment nommés tubas contrebasses sib ou mib.

Les saxhorns contrebasses sib et mib, plus couramment nommés tubas contrebasses sib ou mib.
Voila les plus gros cuivres (un tuba contrebasse dépassant le mètre en hauteur!), ces instruments on la tesiture la plus grave des instruments à vents, leurs notes graves étant équivalent à des doubles pédales de cor ou trombone!
Les tubas sont des instruments assez lourd à déplasser pourtant avec un bon niveau un instrumentiste peu aussi bien joué puissement ou au contraire avec finesse, capables aussi de jouer des parties rapides (comme prouvé dans les oeuvres de Brass-Band pour soliste basse sib/mib).
Les tubas sont la fondation de la plupart des formations d'orchestres et y sont indipensables, tout d'abord car permettent aux aïgus de gagner en justesse et évidement car ils donnent un volume incomparable à l'orchestre

Petit comparatif

Le tuba contrebasse est un instrument au son très grave et très présent joue principalement des accompagnements ou des mélodies de soutien, qui servent à donner un rythme au reste des instruments. Très certainement un des instruments les plus difficiles à maitriser, de part son importance dans l'ensemble. Il existe des basses Si b (donc tonalité Si bémol) et Mi b (Mi bémol). Les Si b sont plus aptes à descendre très bas, mais demandent beaucoup plus d'air pour être jouées. Elles sont généralement plus grandes que les Mi b.
# Posté le lundi 23 février 2009 15:01

Trombone: définition.

Trombone: définition.
Le trombone est un instrument de musique à vent et à embouchure de la famille des cuivres clairs. Le terme désigne implicitement le trombone à coulisse caractérisé par l'utilisation d'une coulisse télescopique, mais il existe également des modèles de trombone à pistons.

Que le trombone soit ténor ou basse, son registre est plus grave que celui d'une trompette et plus aigu que celui du tuba ou du saxhorn contrebasse. Sa forme allongée courbée comme un « S » (qui a justifié l'usage de ce terme en français pour désigner l'ustensile servant à attacher des papiers), et surtout sa section de tube cylindrique qui lui donne un son plus brillant, le distinguent des euphoniums ou des saxhorns au registre comparable.

Il est utilisé dans de nombreux genres musicaux, de la musique classique au jazz, en passant par la salsa, le ska, le funk ou la musique militaire, et est joué dans les orchestres symphoniques, orchestres d'harmonie, les fanfares, les big bands, ...

Voici un historique sur le trombone selon pabam' trombone que j'ai jugé utile d'insérer dans l'article:

//De la renaissance à la fin du 20éme siècle, le trombone ne cesse d'évoluer. Toujours discret, souvent anonyme, il suit les mouvements et s'imprègne des particularités sociales ou musicales de chaque époque. Ainsi de siècles en siècles, le tromboniste s'affirme dans le milieu professionnel, et sa technique se perfectionne.

Dans les années 1450, le mouvement « Renaissance » se répand dans l'Europe entière. Tous les arts tremblent sous les innovations et la recherche de nouvelles productions. Ainsi, la musique s'oriente vers des richesses mélodiques et harmoniques nouvelles. Dans cette évolution, les parcs instrumentaux doivent se renouveler ou se développer. Le trombone dans sa forme définitive (une embouchure, une coulisse, un pavillon ) apparaît à cette époque .

Descendant de la trompette naturelle, il est modifié (la coulisse apparaît ) pour apporter aux cuivres un échantillon nouveau de notes chromatiques (en plus des harmoniques naturelles ). Ainsi le trombone alors nommé SACQUEBOUTE (du vieux français SACQUER et BOUTER : tirer et pousser ) peut intégrer plus activement les productions musicales de l'époque.

Certes, certains diront que le trombone prend sa source dans l'antiquité, mais nous fixerons sa « date de naissance » sur la base de l'existence d'un instrument de cuivre à embouchure, pavillon et coulisse mobile produisant une succession de notes chromatiques sur 7 positions. Or la première illustration d'un tel instrument nous vient d'un vitrail d'une église de Rome (The assumption of the Virgin de Filippino Zippi ) datant de 1490.

1450-1700.Sous l'emprise du facteur d'instruments NEUSCHEL à Nuremberg, la sacqueboute apparaît de la trompette naturelle, et passe rapidement outre les problèmes techniques (justesse des rapports et fluidité de la coulisse ) pour se développer et envahir les cours musicales. Bientôt chaque troupe possédera ses sacqueboutiers. Et dans l'Europe entière, les compositeurs l'intègrent à leurs ½uvres.

Instrument prestigieux et majestueux (sonorité claire, formes sculptées argentées et aurifiées ) il inspire les compositions cérémonielles et religieuses. G.GABRIELI (Italie ) et S.SCHEIDT (Hollande ) le joignent aux cornets à bouquin pour de grandes sonneries en ch½urs (le plus célèbre est une de GABRIELI dans laquelle évoluaient 3 ch½urs de 4 sacqueboutes ). SCHÛTZ (Hollande ) inspiré par le chant, remarque que les polyphonies lentes s'appliquent extraordinairement aux sonorités riches des sacqueboutes. Et même plus tard, ce nouvel instrument intégre l'orchestre : l'Orféo de MONTEVERDI (1604 ) et le Te Deum de LULLY utilisent les sons graves et puissants pour évoquer les enfers.

Le sacqueboutier devient alors musicien de cour à part entière. Son niveau de vie dépendant de ses qualités de musicien, il développe sa technique instrumentale pour inciter les compositeurs à écrire avec lui. Ainsi la sacqueboute devait pouvoir se fondre dans les sonorités des violes ou du clavecin : le son était petit (le pavillon étroit et directionnel n'était qu'un prolongement de la coulisse ) le jeu très léger et très articulé (peu d'air dans l'instrument, une embouchure étroite et peu profonde soulignait le travail de la langue ) et la technique de coulisse pleine de dextérité (de même que pour le cornet à bouquin ou la flûte, le sacqueboutier maîtrisait les ornementations). Dans un esprit complémentaire, le pupitre d'orchestre se divise en 3 voix : la sacqueboute alto (en ré), la sacqueboute ténor (en la) et la sacqueboute basse (en mi ou en ré).

Ainsi, de la musique religieuse (évocation des enfers, doublure des voix de ch½ur ) à la musique cérémonielle (les fanfares épiques), la sacqueboute a su séduire la musique de la Renaissance puis Baroque.

1700-1800 Durant ce siècle, le développement de l'instrument est plus humble. En effet, soit par manque de musiciens compétents pour inspirer l'écriture, soit par désintérêt des compositeurs, les ½uvres avec sacqueboute sont plus rare.

Seules les cours de Vienne et Salzburg entretiennent encore leur pupitre de sacqueboutes. Mais le rôle de l'instrument en orchestre change : il devient soliste (surtout l'alto ) ; il n'est pas rare de voir des ½uvres religieuses avec solo de sacqueboute (2 sacqueboutes –alto et tenor – solo dans le Requiem de REUTER –1709.1772-, 1 sacqueboute tenor dans le Tuba Mirum du Requiem de MOZART ).

La technique instrumentale, plus à découvert, s'adapte donc (toujours sous l'influence de la famille NEUSCHEL) ; le pavillon s'évase, il devient moins directionnel : le son s'élargi tout en restant très articulé et donne naissance au trombone. L'épanouissement sonore de l'instrument suscite même la composition d'½uvres pour trombone solo : Léopold MOZART (1719.1787), Georg WAGENSEIL (1715.1747), et Georg ALBRECHTBERGER (1736.1809) composent des concertos pour trombone alto. Et dans l'orchestre, la présence des trombones s'affirme : MOZART les emploie dans ses opéras (Don Giovanni, la flûte enchantée ), BEETHOVEN dans ses symphonies (la Pastorale et surtout la 9ème ) et HAYDN (pour sa Création ).

Période creuse pour certains, le 18ème siècle reste certainement très fructueux pour le répertoire soliste du trombone.

1800-1850 Ce début de 19ème siècle n'est que l'aboutissement du précédent : le trombone ne parvient plus à s'affirmer autant que les bois ou les cordes dans les symphonies. Bien sur toujours très utilisé, son rôle devient très précis dans l'orchestre. Les soli disparaissent au profit de tutti de pupitre. L'emploi des trombones est alors dans le but de créer des effets sonores harmoniques encore renforcés par un développement du son des instruments (élargissement des pavillons, l'embouchure plus profonde apporte la rondeur des timbres, WAGNER emploi même le trombone contrebasse ). Ainsi BERLIOZ offre-t-il une part importante au trombone dans son « Te Deum » (1840-ils sont répartis en fanfares aux quatre coins cardinaux de l'église pour produire un effet spatial impressionnant ) ou dans sa « Symphonie Fantastique » (ou ils imagent la marche au supplice ).

Seulement le trombone fuit peu à peu cette musique fastueuse (grands orchestres, grands effets grande salles ) que privilégie la bourgeoisie...Les pupitres voient peu à peu disparaître les trombones altos et basse au profit de 3 ténors plus homogènes (intonations et sons identiques ).Sous l'influence des facteurs parisiens COURTOIS et COUESNON, le trombone s'installe même dans de nouvelles tonalités (mi b pour l'alto, fa pour le basse et surtout si b au ténor ), plus douces à l'oreille et plus faciles d'intonation. Le trombone se popularise. Un concerto est composé par DAVID (1810.1873) pour trombone ténor, puis un autre « Morceau Symphonique » par GUILMANT (1873.1911) : leur style est marqué, allant, rigoureux...

Le trombone s'oriente vers une musique plus proche du tout un chacun, des basses classes sociales où il va séduire une société ouvrière en pleine croissance.

1850-1900 C'est l'époque où se développent de nouveaux genres de musique et de nouveaux orchestres : les ensembles militaires, les harmonies et autres fanfares fleurissent autour des nouvelles villes industrielles. A ce moment, le trombone doit son départ à tous ces musiciens amateurs qui aimèrent se divertir à le jouer.

Certes, les qualités techniques patissent du manque de finesse de ces musiques (le détaché dur et le manque d'air produisent des sons si agressifs que l'on demande au tromboniste de jouer vers le sol pour l'atténuer ! ...), mais l'instrument maintenant plus populaire stimule les fabricants qui essayent toutes sortes de modifications techniques (des pistons à la place de la coulisse...) et inspire les compositeurs (notamment RIMSKY-KORSAKOV qui compose un concerto pour trombone et harmonie ).

Cette fin de siècle marque ainsi le début de l'éclectisme musical dans lequel va évoluer dorénavant le tromboniste. En effet, alors que FRANCK et St SAENS le valorisent dans la Symphonie en ré m et la 3ème symphonie en ut pour orgue (1888 et 1889 ), les amateurs affirment la présence du trombone dans les musiques de kiosque (marches, chansons ) ou de danse (polkas, valses...).

1900-1960 Ces années 1900 furent pour les trombonistes une source immense d'inspiration. La musique populaire y évolue en effet presque aussi rapidement que les saisons, et le tromboniste redevenu musicien professionnel, travaillant au cachet, s'engouffre dans toutes les aventures musicales qui apparaissent. On dit que le glissando viendrait de l'époque où les trombonistes assis sur les camionnettes accompagnant les parades aux Etats-Unis, remontaient la coulisse en jouant pour éviter les piliers de ponts...Ceci paraît futile, mais une chose est certaine, c'est que la technique trombonistique doit beaucoup au jazz et aux jazzmen.

Kid ORY se lance à la Nouvelle Orléans vers 1900 dans les premiers chorus de trombone grâce à la technique savonneuse qui consistait à chercher les bonnes notes par le glissando. Plus sérieusement, il est le 1er à créer et jouer ler sourdines : la bouteille pour le son bouché et la ventouse pour l'effet wha-wha.

Plus vers 1930, Jack TEAGARDEN (1905.1965) s'inspire des solos de L.ARMSTRONG pour donner au trombone une sonorité plus ronde, moins militaire, avec un vibrato et une dextérité de coulisse depuis longtemps oubliée. Il est le précurseur de la technique « plein air » qui rapproche le trombone de la tradition vocale.

Vers 1950 avec le « bop » et le « hard bop », des trombonistes tels Kai WINDING, JJ JOHNSON, ou « Slide » HAMPTON tentent de passer outre les limites de vitesse fixées par la coulisse. Ils travaillent sur la vélocité harmonique et sur les jeux rythmiques pour copier le phrasé du sax et ainsi figurer dignement aux côtés de Charlie PARKER dans les Jam Sessions (certains tentent aussi d'associer un piston au jeu de coulisse, mais renoncent vite face à la difficulté d'utilisation !). En France aussi dans les années 20, des trombonistes d'orchestres classiques s'essaient à la variété et au jazz et ce cumul de divers genres musicaux inspire certains compositeurs. Ainsi, nombres de partitions sont écrites au regard du jazz. L'exemple le plus connu est celui du Boléro de RAVEL dans lequel le solo de trombone est pensé d'après et pour le style de Léo VAUGHANT (des aigus très larges, faciles et flottants...) ; BERNSTEIN aussi s'inspire du jazz dans toute son ½uvre et notamment dans la pièce pour trombone seul et pulsation du pied : Elegy for Mippy 2 ).

Encore un peu plus tard, le trombone classique inspire à nouveau des compositeurs tels que MILHAUD (1892.1974- « Concerto d'Hivers » ), St SAENS (1835.1921- « Cavatine » ), HINDEMITH (1895.1963- « Sonate » ), JACOB (« Concerto » ), F.MARTIN (1890.1974- « Ballade » ), TOMASI (1901.1971- « Concerto » ) qui enrichissent le répertoire soliste du trombone.

Depuis 1960 Dans une fin de siècle où le mélomane des difficultés à comprendre la musique de son époque, on assiste à l'épanouissement du trombone et à un retour à ses traditions, et le trombone réapparaît dans quasiment toutes les formes d'expression musicale :

_1° :Le jazz ne cesse d'innover. Du développement de la respiration continue (Jimmy CLEVELAND vers 1960 ) au mélange des sonorités du violoncelle et du trombone (Glenn FERRIS-1995 ), le tromboniste explore les profondeurs du néoclassicisme moderne (Bill WATROUS et la multiphonie –voix et vibrations amplifiées dans le trombone.1980 ; Albert MANGELSDORFF et les chorus harmoniquement libres.1980 ).

_2° : Les trombonistes viennent enrichir la chanson de variété, en soliste ou en section. Le trombone est utilisé de GAINSBOURG (black trombone ) à NOUGARO (Nougayork ) et de James BROWN à STING.

_3° : La musique contemporaine développe encore le répertoire soliste : Folke RABE, Odette GARTENLAUB ou Lucianno BERIO composent « Basta », « Essai » ou « Sequenza 5 » pour trombone solo ; Pierre BOULEZ utilise le trombone (B.SLÜCHIN ) dans ses créations de l'Ensemble Intercomtemporain.

4° : On assiste à l'émergence de trombonistes solistes de carrière (M. BECQUET, G. MILLIÈRE er B. SLOKAR depuis 1975, J. MAUGER depuis 1990 et surtout C. LINDBERG dit le Paganini du trombone depuis 1980 ) qui offrent le trombone au grand-public.

5° : La musique baroque effectue depuis 1980 un grand retour ; des sacqueboutiers professionnels (D. LASSAL, les Sacqueboutiers de Toulouse, J.J. HERBIN, S. LEGEE...) commencent même à former des élèves dans les conservatoires.

6° : Les trombones d'orchestre trouvent une puissance encore jamais égalée ; dynamisée par l'expression du volume des salles de concert et par l'apparition de nouveaux fabricants (BACH et EDWARDS aux Etats-Unis, BESSON en Angleterre, YAMAHA au Japon et toujours COURTOIS et SELMER en France ). La mécanique instrumentale recommence à évoluer. Dans les années 1960, le trombone ténor s'équipe d'une valve transpositeur sib/fa, et les coulisses s'élargissent en plus des embouchures plus profondes et des tubes moins enroulés qui augmentent la portée du son.

2006 Après près de 500 ans, le trombone semble avoir atteint son apogée. Il est VIRTUOSE, PUISSANT et POPULAIRE. Le « come-back » de la sacqueboute pourrait même faire penser à un bilan. Depuis le 15ème siècle, le trombone et les trombonistes furent toujours portés par les tendances musicales et les idées novatrices, ainsi la technique de jeu fut sans cesse en mutation. A l'approche du 21ème siècle, on assiste à un retour de la douceur, au phrasé chantant après des années 1970-80 plus rigides et rythmiques.

Pourtant, malgré toutes ces évolutions, seul le tromboniste a changé avec le temps, car le trombone de l'an 2000, lui, reste fondamentalement le même que la sacqueboute de 1450 : une embouchure, une coulisse de 7 positions et un pavillon...... //


Il existe donc plusieurs registres de trombone, avec des sons plus ou moins aigue allant du trombone soprano au trombone contrebasse:

-trombone soprano
-trombone alto
-trombone tenor(simple ou complet)
-trombone basse
-trombone contrebasse

(note ceci dis, je ne fais pas allusion aux trombones à pistons qui existe, qui sont principalement sur le registre ténor)

(veuillez m'excuser pour la longueur de l'article.)
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# Posté le dimanche 24 mai 2009 14:25
Modifié le vendredi 29 mai 2009 04:26